La France est un pays dont la tradition hippique est très fortement enracinée :
elle possède 250 hippodromes, soit à elle seule plus que les autres pays d’Europe réunis.
Sur ces hippodromes sont organisées 16 500 courses par an, 365 jours par an.
25 000 chevaux, entraînés par 2 800 entraîneurs et confiés à 2 500 jockeys ou drivers disputent ces courses sur nos 250 hippodromes, gérés par autant de sociétés à but non lucratif.
Le Prix de l’Arc de Triomphe Lucien Barrière, le Gras Savoye Grand Steeple Chase de Paris et le Prix d’Amérique Marionnaud marquent le sommet de la sélection et jouissent d’une réputation internationale.
3 disciplines se partagent les compétitions : le Plat, l’Obstacle et le Trot.
Le Plat
A deux ans à peine, le cheval de galop entame sa carrière :
ce sera un «sprinter» s’il a le punch indispensable aux courtes distances, de 1000 à 1400 mètres, ou un «miler» s’il donne son meilleur de 1 600 à 1 800 mètres.
Mais s’il allie vitesse et résistance, il pourra courir sur la distance reine : 2 400 mètres, représentée, au sommet le Prix de l’Arc de Triomphe (en octobre à Longchamp), où s’affrontent les meilleurs galopeurs du monde entier.
L’Obstacle
les distances sont sensiblement plus longues, la plus courte faisant 2 600 mètres.
Il existe deux grands types de courses d’obstacles :
- La course de haies où tous les obstacles sont identiques
- Le steeple-chase où les chevaux doivent sauter des «rivières» et des «murs» impressionnants. La célèbre rivière des tribunes à Auteuil exige un saut de 8 mètres de long !
Le Grand Steeple Chase de Paris, disputé en juin à Auteuil, réunit les meilleurs spécialistes sur la distance de 5 800 mètres.
Le Trot
Sur des pises en mâchefer ou en herbe,, les chevaux s’affrontent au trot, allure obligée et contrôlée par des «juges aux allures», qui suivent la course depuis un véhicule d’accompagnement.
Ils courent soit au trot monté, soit au trot attelé, cette dernière discipline étant la seule où le jockey ne monte pas son cheval, mais devient «driver» sur son «sulky». Les concurrents ont des carrières plus longues que les galopeurs, puisqu’ils ont de 3 à 10 ans.La plus célèbre course de trot attelé, le Prix d’Amérique, en janvier, réunit les meilleurs trotteurs internationaux, sur 2 700 mètres.
Certains hippodromes offrent également un spectacle très apprécié : les courses de trot en nocturne.
Les races de chevaux :
Le galopeur :
Le Pur-sang Anglais
Cette race est née au XVIIIe siècle en Angleterre du croisement d’étalons arabes et turkmènes avec des juments de trait légères indigènes. La plus propice à la compétition de vitesse, elle est logiquement la plus utilisée dans les courses à l’échelle mondiale. Ces chevaux se distinguent par leur tête fine, leurs membres longs et leur modèle dont l’ossature s’inscrit dans un cadre rectangulaire.
L’AQPS
Cet acronyme désigne les sujets autorisés à courir au galop tout en étant » Autres Que de Pur Sang « . L’appellation AQPS regroupe deux catégories de chevaux : les » demi-sang « , coursiers de fond adeptes de l’obstacle descendant de Selles Français, et les arabes. Ces derniers sont eux-mêmes divisés en trois sous-catégories (les arabes purs, les anglo-arabes détenant de 25% à 50% de sang arabe et les anglo-arabes de complément, possédant moins de 25% de sang arabe). On a peu l’habitude de voir des trotteurs en courses de galop. Pourtant, dans les années 1980, Novgorod TF s’était hissé au meilleur niveau en obstacles à Enghien.
Pour en savoir plus :
http://www.france-galop.com/COURSES/cheval.htm#2
Le trotteur français
Morphologiquement, le Trotteur Français est un animal puissant qui présente une caractéristique unique au monde pour un trotteur, celle de pouvoir aussi bien courir à l’attelé qu’au monté. Dans cette dernière spécialité, il peut porter un cavalier susceptible de peser parfois 75 kg et de courir sur des distances allant de 1 609 m à 4 150 m.
Bien qu’il puisse exister une différence physique assez importante entre certains adeptes du monté et d’autres de l’attelé, le Trotteur Français toise entre 1,60 et 1,70 m au garrot, parfois un peu plus. Cette taille est donc supérieure à la moyenne des autres races.
Sa robe est généralement alezane, baie, bai brun ou bai brun foncé. Il peut posséder des marques blanches comme les balzanes, étoiles, etc. Il n’existe pas – ou très rarement – de trotteurs gris, comme c’est le cas chez le Standardbred ou l’Orlov.
Sa tête, au profil rectiligne ou légèrement busqué, est bien attachée ; elle possède un front large, des oreilles longues et écartées, des naseaux ouverts et des yeux vifs qui rappellent ceux du Pur-Sang. Ses épaules sont musclées ; ses reins sont bien développés avec une croupe longue et large, légèrement oblique ; ses cuisses sont puissantes avec des jambes longues et très dures.
Pour en savoir plus :
http://www.cheval-francais.com/trotteurfrancais/index.htm